cygne s’envole
nouveau jour
décolle
vois

fraîche chaleur
chat orage
squatteur

un rayon perce
solitaire
bateau
erre

dans ses yeux lueurs
reflets d’hivers
temps d’antan
si verts
loin

lentement s’en vont
ciels gris, laissant
comme en don
double arc
bon

nuit d’été
chaleur
crée

huits pattes tissant
sec panicaut
fil d’argent
pluie chaud

arbre sur le bord
mais si loin l’eau
tend son corps
ses bras
dort

tourne tourne l’abeille
tournefleurs le sol
poussaient la veille
seul plane un
soleil

cœur de la vallée
petit poisson
avalé
héron
là

se lève la lune
bois crépuscule
en reste une
si belle
lune

là, foule oiseau
la même aube
nouveau
jour
